ce gars est une perle rare! kan t'écoutes son cd c le pié complet ...g u la chance de le voir en concert à Africajarc et ct é-nor-mi-ssime !!
« Black Orpheus », hommage à "Orfeu Negro", le film de Marcel Camus tourné au Brésil, transposition du mythe d'Orphée et Eurydice, est lui aussi plein de magie, de couleurs, de rumeurs, de gaieté et de tragédie, à l'image de l'univers de Keziah Jones. L'album est sorti en 2003 mais la carrière du chanteur commence bien avant cela. Mais revenons au tout début...
Keziah Jones s'appelle en réalité Olufemi Sanyaolu, fils d'un chef de tribu de Lagos au Nigéria, où il est né le 1er octobre 1968. En tant que chef , son père est aisé et en plus c'est un industriel, ce qui dans un pays aussi défavorisé représente bien plus qu'une distinction sociale.
Olufemi devra suivre une belle carrière, c'est déjà décidé et pour cela, on l'envoie étudier en Angleterre dès l'âge de 8 ans. Le choc est rude pour le petit garçon, il ressent les premiers tourments de l'exil et se rend compte de la différence essentielle, pas seulement économique, qui sépare le continent africain de son voisin européen. Alors, que penser de l'Amérique...
L'école publique a pourtant de bons côtés puisqu'il apprend la musique, le piano tout d'abord, puis la guitare. La musique le prend tout entier et il commence très rapidement à jouer, chanter et composer. Pour cela, il n'hésite à essayer ses talents dans les pubs londoniens (on dit également qu'il aurait joué dans le métro parisien mais l'info reste à vérifier). Ses études en pâtissent...
Qu'importe, il se forge un style unique, personnel, mélange de funk, de blues, de folk et de soul qu'il baptise lui-même le Blufunk, un raccourci éloquent. Parmi ses influences, il cite volontiers Jimi Hendrix et Fela Kuti, dont l'afro beat engagé l'imprègne durablement. Il se fait remarquer par un producteur, Phil Pickett, au tout début des années 90, qui le fait tourner en Grande-Bretagne avant de sortir un disque.
« Blufunk is a fact » affirme ce premier album et l'assertion s'avère être juste puisque le succès est immédiat et international. Le nerveux et virtuose « Rythm is love » et sa guitare imparable, fait un carton. De plus, Keziah soigne son image de prince africain, dandy presque toujours torse nu, musclé et racé, habillé avec une élégance un rien britannique.
Il fait de nombreux aller-retours entre Londres et le Niger et l'on serait tenté de dire, aussi bien géographiquement que culturellement, revendiquant ses origines avec intelligence et parfois, une pointe de mélancolie. « African Space Craft », son deuxième album, sort en 1995, puis « Liquid Sunshine » en 1999.
Il faut pourtant attendre 2003 et son « Black Orpheus » pour qu'un immense succès soit à nouveau au rendez-vous. Comme dans ce film culte qu'il admire, il y évoque la religion, la négritude, la beauté, la servitude et l'amour. « Beautiful Emilie », l'un des singles de l'album est un titre efficace que le public adopte tout de suite.
Début 2006, l'Orphée noir venu du Niger est à nouveau au travail sur un prochain album.